Le film du mois : remplissez-moi les trois trous (1978)

Lorsque j’ai vu que ma copie était en allemand je me suis dit : “merde, je ne vais pas comprendre l’histoire de ce film”. Et là tu rigoles, mais j’étais sérieux, parce que ce qui est énorme dans ce genre de film c’est les bribes de scénario, ce qui lie les scènes de cul entre elles, si c’est comme dans entrez-vite je mouille (avec Jean Rollin qui joue le grand-père qui se tape sa petite-fille), il y a de quoi être mort de rire !

Sauf qu’en fait là, il n’y a quasiment pas de dialogues. Du coup on s’en fout que ça soit en allemand ! Mais c’est beaucoup moins marrant, parce que bon, même si je ne connais pas la partie de la filmographie de Rollin qui est plus érotique ou pornographique, dans sa partie horrifique, ça ne vaut pas un clou. Ben là il n’est pas plus doué pour filmer une vampire lesbienne qu’une bande d’amis qui partouzent joyeusement. Le truc n’a aucun rythme, c’est même complètement chiant, surtout qu’à la fin on a une longue séquence d’orgie qui n’en finit pas et qui prend la moitié du film.

Personne ne change de position, tout est plat, tout le monde se fait chier, mais le mieux c’est lors d’un plan séquence (attention) Rollin passe d’un couple à l’autre et on voit le type qui regarde la caméra pour savoir quand c’est à lui et quand il peut commencer à bourrer ! Génial ! J’étais, bien entendu, mort de rire.

Parce que ouais il y a beau ne pas avoir d’histoire, ça reste malgré tout assez marrant, déjà voir la tronche des mecs avec leur moustaches c’est juste génial !
Genre le mec arrive dans la maison avec sa femme et ils voient la maîtresse de maison se faire baiser derrière un bar, des gens normaux seraient partis, ben non, eux ils s’assoient et ils regardent !

C’est aussi un film où les gens ne connaissent pas de maillot de beau, les gens vont à la piscine à poil et s’étonnent que ça vire en gang bang !
Par contre je suis déçu que la promesse du titre, des trois trous remplis ne soit pas respectée. Parce que je l’attendais. J’imagine bien une femme, dans le côté très Freudien de l’envie de pénis avoir ce désir d’être comblée (à tous les sens du terme) par trois vits turgescents afin de pouvoir exister un peu.

D’ailleurs l’hôtesse est plutôt marrante alors que ses invités baisent joyeusement elle s’enfonce une bouteille de champagne dans le con ! Comme quoi elles ont beau être vexées, elles ont toujours besoin d’être remplies !

Bref un film un peu chiant, mais ça a ce charme fou des pornos débiles des années 79-80 qui ne se prennent pas au sérieux une seule seconde et qui rend le tout très sympa. Même si ça ne vaut pas un kopeck vu la non mise en scène de Rollin qui filme le coït comme si c’était un enterrement.

SMLe film du mois : remplissez-moi les trois trous (1978)