Confession d’une salope #469

Je suis une manipulatrice et je ne conçois pas de changer. Je me suis rendue compte de mon pouvoir sur les hommes dès l’âge de seize ans. Il ne s’agit pas que d’un jeu de séduction, ça va bien plus loin : je manipule les hommes, et j’adore ça. Je me remets continuellement en question, mais rien n’y fait, je ne conçois pas ma vie autrement que comme elle est maintenant. J’ai toujours eu plusieurs hommes en même temps, jusqu’à des nombres incroyables, mais avoir un seul homme dans ma vie est impossible.

J’ai un besoin de plaire, de contrôler et diriger tout ce qui se trouve autour de moi. Les hommes en question sont la plupart du temps mariés, ou déjà acoquinés avec d’autres femmes. C’est une sorte de défi : quand j’ai jeté mon dévolu sur un homme, il me le faut. Et une fois que je l’ai, je joue avec, puis je fais tout pour ne plus jamais le revoir. Je le jette. Je me rends bien compte de ce que j’écris, mais je suis honnête avec moi-même.

Quand un de ces messieurs tombe amoureux, là, c’est la catastrophe… Mais je m’en amuse encore. Je dois souffrir d’une espèce de “syndrome de la mante religieuse”. Le plus drôle, c’est que je ne me suis jamais vraiment attachée à tous ces hommes. Je n’ai jamais réellement aimé qu’un seul homme. Cela a duré quatre ans, mais il m’a fait tellement de mal que je suis passée de l’amour à la haine. Depuis, je manipule, je joue, je séduis, je leur crève le coeur… Je vais jusqu’à ébranler l’équilibre des familles.

Parfois, je me regarde dans le miroir et j’ai honte… mais rien ne m’empêche de recommencer, encore et encore. J’ai tenté d’arrêter (j’ai l’impression de parler d’une drogue quand je parle des hommes, et c’est un peu ça en fait), mais je ne peux pas… et je ne veux pas ! Je me demande parfois comment sera ma vie dans dix ans. Comment vais-je vieillir ? Est-ce que je vais m’assagir ? Actuellement, je n’en ressens pas le besoin, je suis bien comme ça… Malheureusement, ce sont certaines personnes autour de moi qui ne le sont pas, notamment ceux que j’ai blessé. Et là, ça me touche. Mais le petit démon sur mon épaule me rappelle à quel point c’est bon, et je replonge.

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